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Les dunes défilent sous nos yeux, « abriés » d’étranges touffes verdoyantes qui se cachent sous les branches tordues des melaleucas. Ces grands arbres médicinaux survivent aux grosses tempêtes année après année en se tordant la tête vers le sol, ce qui crée une canopée aux formes sans cesse changeantes. Mes yeux valsent depuis la fenêtre où ils filtrent le vert abondant jusque vers le devant de la route où je vois passer un émeu ou un wallaby, puis s’accrochent au rétroviseur. À travers celui-ci, j’observe les pattes d’oie qui ornent merveilleusement les yeux bleus de mer du chauffeur. Témoins du soleil australien, des sourires adressés à ses cinq enfants et des maintes vagues parfaites qui ont soulevé sa planche de surf, les pattes d’oie me mettent pour une seconde fois en confiance. Je relaxe, même si je dois m’accrocher pour ne pas m’échouer sur mes voisins lors de cette balade « off road ».
Mick est vraiment « Australien », comme le monde s’imagine après avoir vu Crocodile Dundee. Ses cheveux dorés rehaussent le bronzage permanent qui réussit à cacher sa population immense de taches de rousseur. Sous le soleil, on dirait qu’il brille, par son sourire décontracté et par ses yeux passionnés. Je le croise presque chaque jour et toujours j’ai l’impression de me trouver devant un sage petit gamin de dix ans. Il me pince le flanc ou me fait une blague que je comprends une fois sur deux, comme je suis encore en processus d’apprentissage de l’accent australien. Je crois qu’il possède la clé du bonheur, peut-être même le secret de la jeunesse éternelle.
Mick amène chaque jour des groupes de jeunes « backpackers » découvrir les beautés du Deepwater National Park. Il doit répéter les mêmes trucs chaque semaine, et pourtant, les deux fois où je l’ai accompagné, son intérêt et sa vivacité m’ont semblés renouvelés. Comme je « capote » sur Mère Nature et ses beautés, je l’ai assailli de questions…
Mes meilleurs amis ne sont maintenant nuls autres que… les concombres de mer! Ils émettent une substance qui couvre la surface de leurs petits bassins d’eau et les protègent des rayons UV. De la crème solaire naturelle! Quand ils sont agressés, ils « jutent » une substance blanchâtre qui colle la bouche des prédateurs. Cette substance devient un fil très dur qui me rappelle la babiche. Mick l’a d’ailleurs utilisée pour réparer son harpon, comme l’a probablement fait le Premier Peuple d’Australie. Si on poignarde plusieurs fois un concombre de mer (?!?), il redevient comme neuf après quelques heures seulement. Moi je trouve ça complètement magique!
Après nos visites chez les concombres marins, c’est le temps de se régénérer. On nage dans une rivière où il n’y a personne à part la présence grandiose des melaleucas, une fois de plus. Ici, ils sont dans l’eau et la rendent antiseptique et vraiment bonne pour la peau. Elle a aussi un goût de thé à l’eucalyptus. Je regarde Mick qui m’envoie une rafale d’eau rouge en plein visage, on rit et je suis contente d’être en Australie.
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Thursday, January 21, 2010
Wednesday, January 6, 2010
Akin!
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C’est tellement un gros défi de vous parler de nos vies en moins de 500 mots une fois par semaine. Plusieurs personnes que nous rencontrons pourraient faire le sujet de nombreuses pages dédiées à ces êtres merveilleux et plusieurs incidents pourraient être la source d’histoires inspirantes. Bref, me voici, avec un petit coup de soleil après ma première journée de surf, et je vais essayer de parler avec vous de tout et de rien de ma réalité actuelle. À propos, à l’auberge, il y a toujours un film très bruyant qui joue, ce qui rend ma tâche encore plus difficile … Ce soir, c’est Tropic Thunder, et à en juger par le regard absorbé et le rire bruyant de Marc, ça semble être un film assez bon pour célébrer la puissance relaxante de l’écran après une journée passée sous le soleil d’Oz.
Laissez-moi vous présenter plus intimement l’« Écran Plat ». Nos jours et nos soirées sont bercés par son omniprésence, ses sons et images nous hypnotisant pendant quelques secondes, quand, attirés par sa puissance, nous passons devant en allant vaquer à nos excitantes occupations quotidiennes. L’« Écran Plat » voit chaque jour la figure des voyageurs épuisés qui, après plusieurs heures de bus inconfortables, recherchent les cousins moelleux bien mérités d’un sofa. Ce qui rend l’« Écran Plat » vraiment spécial, ce sont les deux maîtres de cérémonie qui semblent habiter son espace électronique. En effet, pratiquement chaque fois qu’un film est placé dans le lecteur de DVD, l’auditoire a la chance de voir ces deux visages familiers : deux hommes portant des complets beiges, affichant des sourires d’info publicité. De chaque coté de l’écran, ils annoncent fièrement que le film qui sera présenté a été joyeusement piraté quelque part dans une ville surpeuplée de Thaïlande. Tous les films viennent aussi avec de charmants sous-titres de style thaïlandais et ont tous l’air d’avoir été filmés durant une nuit brumeuse comme on en trouve en Angleterre. Ou, encore mieux, comme s’ils avaient été tournés par votre tante avec sa camera merdique au dernier Noël. Nous sommes maintenant tellement habitués aux films d’une telle texture que nous ne réalisons même plus qu’ils ont un air différent de la réalité. Je n’aurais jamais cru trouver dérangeant de voir Clint Eastwood dans un film du genre « vidéo maison ». Il avait l’air nu.
Mais le meilleur, c’est quand nos deux gentlemen thaïlandais, ne laissant jamais tomber leur sourire, nous aident à trouver les « sous-titres anglais » dans le menu asiatique hautement coloré du DVD. Avez-vous vu le film Stardust? C’est vraiment un bon film, mais pour nos amis néerlandais, ça avait l’air complètement absurde. Les sous-titres apparaissent et disparaissent, et encore plus intéressant, ils racontent une histoire complètement différente, qu’on dirait tirée d’une mauvaise imitation d’une pièce de Samuel Becket. J’ai tellement ri. Durant tout le film, j’aurais voulu avoir un carnet pour inscrire les atrocités commises par le traducteur. Mais, je ne pouvais pas quitter le sofa, trop accrochée aux prochaines lignes horribles au bas de l’écran. Il y avait entre autres, ce passage où la très belle Claire Danes avoue son amour et le qualifie de tellement puissant qu’il est « unbearable » (insoutenable). Pour « unbearable », on lit « bury vessels » (enterrer les vaisseaux). Et cet autre passage où un prince obtient finalement ce qu’il veut et crie : « I’m King! » (Je suis Roi!). On lit en petites lettres blanches « Akin » (parent de quelqu’un). Pouvez-vous imaginer un film entier comme ça? Mon récit ne semble peut-être pas aussi profond que les précédents, mais certains scientifiques avancent que 5 minutes de rire aux éclats équivalent à environ 45 minutes de profonde relaxation aidant à rajeunir et à vivre plus longtemps. Je dois avoir gagné une année complète juste à regarder ce film. Merci aux films piratés pour la qualité de leur divertissement gratuit!
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C’est tellement un gros défi de vous parler de nos vies en moins de 500 mots une fois par semaine. Plusieurs personnes que nous rencontrons pourraient faire le sujet de nombreuses pages dédiées à ces êtres merveilleux et plusieurs incidents pourraient être la source d’histoires inspirantes. Bref, me voici, avec un petit coup de soleil après ma première journée de surf, et je vais essayer de parler avec vous de tout et de rien de ma réalité actuelle. À propos, à l’auberge, il y a toujours un film très bruyant qui joue, ce qui rend ma tâche encore plus difficile … Ce soir, c’est Tropic Thunder, et à en juger par le regard absorbé et le rire bruyant de Marc, ça semble être un film assez bon pour célébrer la puissance relaxante de l’écran après une journée passée sous le soleil d’Oz.
Laissez-moi vous présenter plus intimement l’« Écran Plat ». Nos jours et nos soirées sont bercés par son omniprésence, ses sons et images nous hypnotisant pendant quelques secondes, quand, attirés par sa puissance, nous passons devant en allant vaquer à nos excitantes occupations quotidiennes. L’« Écran Plat » voit chaque jour la figure des voyageurs épuisés qui, après plusieurs heures de bus inconfortables, recherchent les cousins moelleux bien mérités d’un sofa. Ce qui rend l’« Écran Plat » vraiment spécial, ce sont les deux maîtres de cérémonie qui semblent habiter son espace électronique. En effet, pratiquement chaque fois qu’un film est placé dans le lecteur de DVD, l’auditoire a la chance de voir ces deux visages familiers : deux hommes portant des complets beiges, affichant des sourires d’info publicité. De chaque coté de l’écran, ils annoncent fièrement que le film qui sera présenté a été joyeusement piraté quelque part dans une ville surpeuplée de Thaïlande. Tous les films viennent aussi avec de charmants sous-titres de style thaïlandais et ont tous l’air d’avoir été filmés durant une nuit brumeuse comme on en trouve en Angleterre. Ou, encore mieux, comme s’ils avaient été tournés par votre tante avec sa camera merdique au dernier Noël. Nous sommes maintenant tellement habitués aux films d’une telle texture que nous ne réalisons même plus qu’ils ont un air différent de la réalité. Je n’aurais jamais cru trouver dérangeant de voir Clint Eastwood dans un film du genre « vidéo maison ». Il avait l’air nu.
Mais le meilleur, c’est quand nos deux gentlemen thaïlandais, ne laissant jamais tomber leur sourire, nous aident à trouver les « sous-titres anglais » dans le menu asiatique hautement coloré du DVD. Avez-vous vu le film Stardust? C’est vraiment un bon film, mais pour nos amis néerlandais, ça avait l’air complètement absurde. Les sous-titres apparaissent et disparaissent, et encore plus intéressant, ils racontent une histoire complètement différente, qu’on dirait tirée d’une mauvaise imitation d’une pièce de Samuel Becket. J’ai tellement ri. Durant tout le film, j’aurais voulu avoir un carnet pour inscrire les atrocités commises par le traducteur. Mais, je ne pouvais pas quitter le sofa, trop accrochée aux prochaines lignes horribles au bas de l’écran. Il y avait entre autres, ce passage où la très belle Claire Danes avoue son amour et le qualifie de tellement puissant qu’il est « unbearable » (insoutenable). Pour « unbearable », on lit « bury vessels » (enterrer les vaisseaux). Et cet autre passage où un prince obtient finalement ce qu’il veut et crie : « I’m King! » (Je suis Roi!). On lit en petites lettres blanches « Akin » (parent de quelqu’un). Pouvez-vous imaginer un film entier comme ça? Mon récit ne semble peut-être pas aussi profond que les précédents, mais certains scientifiques avancent que 5 minutes de rire aux éclats équivalent à environ 45 minutes de profonde relaxation aidant à rajeunir et à vivre plus longtemps. Je dois avoir gagné une année complète juste à regarder ce film. Merci aux films piratés pour la qualité de leur divertissement gratuit!
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Monday, December 28, 2009
La beauté
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La beauté.
La beauté partout.
La beauté, et puis vous qui en êtes au cœur.
C’est sûr qu’il y a des fois où un nuage passe et je perds de vue le magnifique pour quelques instants. Mais au galop il revient, embaumant toute ma vie, me rappelant ma chance et mon devoir de m’émerveiller! J’adore quand nos yeux se laissent envoûter par des beautés nouvelles. Parfois on rencontre des gens qui semblent s’illuminer un peu plus chaque jour. On apprend à les connaitre, leur unicité se dévoile à nous et ils sont soudain une source d’inspiration.
Quand nous avons commencé notre périple sur la « Bruce Highway », je n’avais pas assez d’yeux pour enregistrer tous les méandres des branches d’eucalyptus et toutes les nuances chaudes des écorces de melaleucas… Et puis, j’ai manqué d’eau dans ce continent presque complètement sec. Le grizzly et l’écureuil en moi cherchaient la fraîcheur d’un ruisseau bordé de fougères. Et puis, magie. Comme la larve qui sort de son corps pour devenir libellule, le paysage s’est muté en cette nourriture de l’âme qui chaque jour fascine et fait sourire. Quand je vais ou reviens du travail, les grands « gum trees » au feuillage épars semblent profiter du peu de vent pour chorégraphier la plus belle danse du moment. Leur grande silhouette émerge des fines hautes herbes tant aimées des kangourous et vient se fracasser sur un ciel bleu brillant parsemé de monticules blancs immaculés. Je perle de sueur et de bonheur d’être « accro » à ce sentiment de découverte, d’adaptation, de fascination. De toujours être plus que satisfaite avec ce qui m’entoure à ce moment donné.
Ce sentiment de bonheur constant demande quand même de constants efforts, que j’adore faire ça c’est sûr! Par exemple, pour moi, l’expression « Notre pain quotidien » ne fait qu’un avec toutes les miches que je dois jeter chaque jour, J’étais tellement bien, dans ma bulle loin des vérités douloureuses de l’industrie alimentaire… C’est certain que j’en apporte à certains amis proches, mais cette ville est tellement petite, que si je commence à donner même une petite partie de ce qu’on jette, il n’y aura plus de clients! Ça me brise le cœur à chaque fois. Et puis il y a l’utilisation du papier, avec lequel on doit tout nettoyer et sécher pour des raisons hygiéniques, le chlore qui empeste sur mes mains même la nuit, et le recyclage qui est juste complètement inexistant. Comme à l’auberge d’ailleurs. En bonne citoyenne, j’ai appelé le conseil pour m’assurer du bon fonctionnement de la cueillette des bacs. Rassurée, je ramasse maintenant les bouteilles de mes collèges et vais les porter dans les bacs à la plage. À voir leur réaction, j’ai espoir qu’un jour elles le fassent elles-mêmes… Mais, comme mentionné plus haut, ce n’est pas assez pour perdre mon enthousiasme face à chaque jour que la vie amène!
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La beauté.
La beauté partout.
La beauté, et puis vous qui en êtes au cœur.
C’est sûr qu’il y a des fois où un nuage passe et je perds de vue le magnifique pour quelques instants. Mais au galop il revient, embaumant toute ma vie, me rappelant ma chance et mon devoir de m’émerveiller! J’adore quand nos yeux se laissent envoûter par des beautés nouvelles. Parfois on rencontre des gens qui semblent s’illuminer un peu plus chaque jour. On apprend à les connaitre, leur unicité se dévoile à nous et ils sont soudain une source d’inspiration.
Quand nous avons commencé notre périple sur la « Bruce Highway », je n’avais pas assez d’yeux pour enregistrer tous les méandres des branches d’eucalyptus et toutes les nuances chaudes des écorces de melaleucas… Et puis, j’ai manqué d’eau dans ce continent presque complètement sec. Le grizzly et l’écureuil en moi cherchaient la fraîcheur d’un ruisseau bordé de fougères. Et puis, magie. Comme la larve qui sort de son corps pour devenir libellule, le paysage s’est muté en cette nourriture de l’âme qui chaque jour fascine et fait sourire. Quand je vais ou reviens du travail, les grands « gum trees » au feuillage épars semblent profiter du peu de vent pour chorégraphier la plus belle danse du moment. Leur grande silhouette émerge des fines hautes herbes tant aimées des kangourous et vient se fracasser sur un ciel bleu brillant parsemé de monticules blancs immaculés. Je perle de sueur et de bonheur d’être « accro » à ce sentiment de découverte, d’adaptation, de fascination. De toujours être plus que satisfaite avec ce qui m’entoure à ce moment donné.
Ce sentiment de bonheur constant demande quand même de constants efforts, que j’adore faire ça c’est sûr! Par exemple, pour moi, l’expression « Notre pain quotidien » ne fait qu’un avec toutes les miches que je dois jeter chaque jour, J’étais tellement bien, dans ma bulle loin des vérités douloureuses de l’industrie alimentaire… C’est certain que j’en apporte à certains amis proches, mais cette ville est tellement petite, que si je commence à donner même une petite partie de ce qu’on jette, il n’y aura plus de clients! Ça me brise le cœur à chaque fois. Et puis il y a l’utilisation du papier, avec lequel on doit tout nettoyer et sécher pour des raisons hygiéniques, le chlore qui empeste sur mes mains même la nuit, et le recyclage qui est juste complètement inexistant. Comme à l’auberge d’ailleurs. En bonne citoyenne, j’ai appelé le conseil pour m’assurer du bon fonctionnement de la cueillette des bacs. Rassurée, je ramasse maintenant les bouteilles de mes collèges et vais les porter dans les bacs à la plage. À voir leur réaction, j’ai espoir qu’un jour elles le fassent elles-mêmes… Mais, comme mentionné plus haut, ce n’est pas assez pour perdre mon enthousiasme face à chaque jour que la vie amène!
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Saturday, December 19, 2009
Étoiles et grenouilles
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Vous êtes-vous déjà demandé quels sont tous les secrets qu’une femme de ménage peut connaître sur ses clients? De quels moments intimes elle est témoin quand elle travaille dans les hôtels, quels petits trésors elle trouve et quels objets bizarres elle jette? Comment elle perçoit la race humaine en fonction du désordre laissé par un client qui quitte une chambre? Pendant quelques jours, j’ai fait partie du joyeux groupe appelé : « le service de ménage des Suédoises et de Steph ». Nous frappions aux portes des dortoirs des randonneurs à 9 h … juste à temps pour voir et sentir le plaisir des gueules de bois et/ou de nous rendre compte que nous n’étions vraiment pas dans notre élément …
Une brise merveilleuse me caresse la peau; j’entends un film à la télé et d’ici, j’aperçois les nombreux étrangers, tous assemblés sur le sofa, les yeux rives sur l’écran. Marc joue au ping-pong avec notre ami des Pays-Bas, Marjan, pendant que les Suédoises, Anna, Louise et Johanna, flattent les chiens (qui aiment bien manger les balles de ping-pong…). Les oiseaux, les grenouilles, les criquets et les cicadas compétitionnent pour savoir lequel est le plus bruyant lorsque la nuit tombe sur le bush. Bientôt, je retournerai chez moi, à 17 pas du bourdonnement de ce petit village international de chalets, et à travers la moustiquaire de ma tente, je verrai peut-être un hibou sur une branche d’eucalyptus ayant pour toile de fond une tapisserie d’étoiles brillantes.
Nous nous sommes finalement « installés ». Il y a deux semaines, nous sommes tombés amoureux d’Agnes Water et de la ville de 1770. Ça nous est arrivé en voyant combien ces villages étaient beaux et amicaux. Et, je devrais peut-être ajouter le comité de bienvenue des dauphins qui sont venus nager à deux mètres de notre table à pique-nique le premier jour. Puis, nous avons rencontré Rodney, Marcy et Breck, nous avons fait du kayak avec des raies dans un tunnel de mangroves et nous avons trouvé un petit restaurant où ils servaient… eh bien, croyez-le ou non, ils servaient de la poutine! J’ai cherché partout pour un emploi lié à la communauté et dans le processus, j’ai rencontré d’autres gens merveilleux, comme Phil, le directeur de l’unique petite école de la région. Il y aurait eu de travail pour moi, sauf que, nous sommes en été … et comme au Québec, en été, les enfants sont en vacances!
Alooors, quatre jours par semaine, je vends les gâteries préférées des gens du coin dans une pâtisserie, un jour par semaine, je suis réceptionniste au Southern Cross Backpackers Resort (où nous campons) et j’enseignerai l’Espagnol à deux amis, deux jours par semaine! Je surferai pour la première fois et je prendrai des leçons de pagaie debout et j’essaierai d’accompagner Marc au récif le plus souvent possible! Pour compenser le fait que je n’ai pas trouvé d’emploi où je peux améliorer le monde à chaque instant, je donne tous mes sourires aux gentils gens du coin qui viennent acheter du pain! C’est vraiment satisfaisant et c’est très agréable d’entendre mon accent changer! Je rends aussi les clients Français très heureux en leur enseignant comment les choses se nomment par ici…
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Vous êtes-vous déjà demandé quels sont tous les secrets qu’une femme de ménage peut connaître sur ses clients? De quels moments intimes elle est témoin quand elle travaille dans les hôtels, quels petits trésors elle trouve et quels objets bizarres elle jette? Comment elle perçoit la race humaine en fonction du désordre laissé par un client qui quitte une chambre? Pendant quelques jours, j’ai fait partie du joyeux groupe appelé : « le service de ménage des Suédoises et de Steph ». Nous frappions aux portes des dortoirs des randonneurs à 9 h … juste à temps pour voir et sentir le plaisir des gueules de bois et/ou de nous rendre compte que nous n’étions vraiment pas dans notre élément …
Une brise merveilleuse me caresse la peau; j’entends un film à la télé et d’ici, j’aperçois les nombreux étrangers, tous assemblés sur le sofa, les yeux rives sur l’écran. Marc joue au ping-pong avec notre ami des Pays-Bas, Marjan, pendant que les Suédoises, Anna, Louise et Johanna, flattent les chiens (qui aiment bien manger les balles de ping-pong…). Les oiseaux, les grenouilles, les criquets et les cicadas compétitionnent pour savoir lequel est le plus bruyant lorsque la nuit tombe sur le bush. Bientôt, je retournerai chez moi, à 17 pas du bourdonnement de ce petit village international de chalets, et à travers la moustiquaire de ma tente, je verrai peut-être un hibou sur une branche d’eucalyptus ayant pour toile de fond une tapisserie d’étoiles brillantes.
Nous nous sommes finalement « installés ». Il y a deux semaines, nous sommes tombés amoureux d’Agnes Water et de la ville de 1770. Ça nous est arrivé en voyant combien ces villages étaient beaux et amicaux. Et, je devrais peut-être ajouter le comité de bienvenue des dauphins qui sont venus nager à deux mètres de notre table à pique-nique le premier jour. Puis, nous avons rencontré Rodney, Marcy et Breck, nous avons fait du kayak avec des raies dans un tunnel de mangroves et nous avons trouvé un petit restaurant où ils servaient… eh bien, croyez-le ou non, ils servaient de la poutine! J’ai cherché partout pour un emploi lié à la communauté et dans le processus, j’ai rencontré d’autres gens merveilleux, comme Phil, le directeur de l’unique petite école de la région. Il y aurait eu de travail pour moi, sauf que, nous sommes en été … et comme au Québec, en été, les enfants sont en vacances!
Alooors, quatre jours par semaine, je vends les gâteries préférées des gens du coin dans une pâtisserie, un jour par semaine, je suis réceptionniste au Southern Cross Backpackers Resort (où nous campons) et j’enseignerai l’Espagnol à deux amis, deux jours par semaine! Je surferai pour la première fois et je prendrai des leçons de pagaie debout et j’essaierai d’accompagner Marc au récif le plus souvent possible! Pour compenser le fait que je n’ai pas trouvé d’emploi où je peux améliorer le monde à chaque instant, je donne tous mes sourires aux gentils gens du coin qui viennent acheter du pain! C’est vraiment satisfaisant et c’est très agréable d’entendre mon accent changer! Je rends aussi les clients Français très heureux en leur enseignant comment les choses se nomment par ici…
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Tuesday, December 8, 2009
Grignotines d’évasion
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Inspire, effluve de mer. Expire pour chasser un papillon de nuit naufragé sur l’écran. Inspire, effluve d’excréments. Expire, heureuse de voir qu’ici les toilettes à compost sont reines. Ici, hors de la « civilisation », on tente de préserver l’environnement et ça sent bon dans l’âme même si le nauséabond prédomine. Je suis à Agnes Water, en forêt, près de la mer et des dindes sauvages.
Je vous écris un « scoop » (Marc a écrit son blogue hier, et les choses changent si vite ici!) : nous tentons de nous établir ici… Demain, je parcourrai LA rue (c’est tellement petit) pour essayer de me trouver un travail. Mais je garde les détails de cet endroit pour la semaine prochaine; je veux partager avec vous des « grenailles » de mes dernières péripéties.
Il y a quelques jours, il a plu, et nous avons vu des tonnes de sourires s’illuminer sur notre passage. C’était drôle de se faire dire le contraire de chez soi : « Ah merci! Vous avez amené la pluie avec vous! » On réalise un peu plus que nous nous trouvons sur le continent le plus sec au monde (Marc me dit de rectifier : le 2e après l’Antarctique).
Encore un groooos lâcher-prise : toute la côte nord du continent australien est criblée de méduses mortelles. Ben oui mautadit. De novembre à mai toé là. Il faudra mettre le sexy de côté et se baigner avec un wet suit. Y’ a des choses bien pires que ça, alors on apprend à rendre grâce pour tout le reste!
Ici, tout le monde joue au boulingrin, avec de beaux costumes tout blancs. À chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de crier « boulingrin! ». C’est un mot bien trop beau!
Chaque jour de ma vie, je pense plusieurs fois à ceux qui souffrent partout autour du monde. C’est comme un besoin. Un besoin de me rappeler la chance que j’ai et le devoir que j’ai de partager l’amour, la richesse du cœur et le bonheur que je traîne avec moi depuis toujours (en passant merci tout le monde de contribuer à ma joie!). Et puis là, je pense vraiment beaucoup aux immigrants. Moi je suis ici et j’ai choisi de passer par les troubles de me trouver un nouveau nid, de me refaire des amis et de me trouver de l’emploi. J’ai choisi. Alors, voilà, ça fait réfléchir…
Y’ a tellement de bibittes sur l’écran!
Dernière bribe de réalité australienne. Je vous amène. Imaginez-vous la plus belle pleine lune, ronde comme mes amies enceintes et orange comme Uluru. Elle peint d’argent un chemin qui s’élargit sur l’océan. Le bruit régulier des vagues nous pousse à nous perdre sur ce chemin, à fouiller notre mémoire pour retrouver des temps anciens connus de tous, cachés au détour d’un rêve. Une procession d’humains silencieux déambule vers les dunes, étrangers réconciliés par le pouvoir de la Terre. Ces druides ignorés sont venus des quatre coins du monde pour assister à un événement qui retrouve sa postérité : une créature de l’époque jurassique qui vient mettre au monde 150 petits dont un mince pourcentage survivra. Une grosse tortue et 30 humains ébahis. Mes chers amis, il ya de l’espoir.
Je vous aime!
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Inspire, effluve de mer. Expire pour chasser un papillon de nuit naufragé sur l’écran. Inspire, effluve d’excréments. Expire, heureuse de voir qu’ici les toilettes à compost sont reines. Ici, hors de la « civilisation », on tente de préserver l’environnement et ça sent bon dans l’âme même si le nauséabond prédomine. Je suis à Agnes Water, en forêt, près de la mer et des dindes sauvages.
Je vous écris un « scoop » (Marc a écrit son blogue hier, et les choses changent si vite ici!) : nous tentons de nous établir ici… Demain, je parcourrai LA rue (c’est tellement petit) pour essayer de me trouver un travail. Mais je garde les détails de cet endroit pour la semaine prochaine; je veux partager avec vous des « grenailles » de mes dernières péripéties.
Il y a quelques jours, il a plu, et nous avons vu des tonnes de sourires s’illuminer sur notre passage. C’était drôle de se faire dire le contraire de chez soi : « Ah merci! Vous avez amené la pluie avec vous! » On réalise un peu plus que nous nous trouvons sur le continent le plus sec au monde (Marc me dit de rectifier : le 2e après l’Antarctique).
Encore un groooos lâcher-prise : toute la côte nord du continent australien est criblée de méduses mortelles. Ben oui mautadit. De novembre à mai toé là. Il faudra mettre le sexy de côté et se baigner avec un wet suit. Y’ a des choses bien pires que ça, alors on apprend à rendre grâce pour tout le reste!
Ici, tout le monde joue au boulingrin, avec de beaux costumes tout blancs. À chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de crier « boulingrin! ». C’est un mot bien trop beau!
Chaque jour de ma vie, je pense plusieurs fois à ceux qui souffrent partout autour du monde. C’est comme un besoin. Un besoin de me rappeler la chance que j’ai et le devoir que j’ai de partager l’amour, la richesse du cœur et le bonheur que je traîne avec moi depuis toujours (en passant merci tout le monde de contribuer à ma joie!). Et puis là, je pense vraiment beaucoup aux immigrants. Moi je suis ici et j’ai choisi de passer par les troubles de me trouver un nouveau nid, de me refaire des amis et de me trouver de l’emploi. J’ai choisi. Alors, voilà, ça fait réfléchir…
Y’ a tellement de bibittes sur l’écran!
Dernière bribe de réalité australienne. Je vous amène. Imaginez-vous la plus belle pleine lune, ronde comme mes amies enceintes et orange comme Uluru. Elle peint d’argent un chemin qui s’élargit sur l’océan. Le bruit régulier des vagues nous pousse à nous perdre sur ce chemin, à fouiller notre mémoire pour retrouver des temps anciens connus de tous, cachés au détour d’un rêve. Une procession d’humains silencieux déambule vers les dunes, étrangers réconciliés par le pouvoir de la Terre. Ces druides ignorés sont venus des quatre coins du monde pour assister à un événement qui retrouve sa postérité : une créature de l’époque jurassique qui vient mettre au monde 150 petits dont un mince pourcentage survivra. Une grosse tortue et 30 humains ébahis. Mes chers amis, il ya de l’espoir.
Je vous aime!
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Saturday, November 28, 2009
La petite histoire d’un grand lâcher-prise (!) 2e partie
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Woaaaaaaaaa! Il y a tellllement à dire! Le processus de lâcher prise est si puissant et s’applique à TOUTES les sphères de notre vie! De toute façon, vous préférez sans doute entendre parler d’une aventure plutôt que d’entendre un exposé sur le bien-être émotionnel et spirituel …
La vie étant parfaite comme elle est, de ne pas avoir pu tout écrire sur le sujet la semaine dernière m’a permis d’apprendre plus sur ce qui me tient à cœur tout particulièrement: la culture aborigène. Ceux qui m’ont côtoyée durant les mois précédant mon départ savent que j’ai lu de nombreux livres sur les Aborigènes australiens, leur situation passée et présente (merci encore Jodi pour le merveilleux livre!). Ces dernières années, j’ai fait beaucoup d’efforts pour lâcher prise à mon besoin de me rapprocher de la sagesse ancienne. Plusieurs cultures indigènes ont été tellement maltraitées, qu’elles sont méfiantes envers les étrangers passionnés. Je m’attendais donc à rencontrer le la colère et de la haine. Bien sûr ces sentiments sont présents, mais il me semble qu’au lieu d’être dirigées contre tous les Blancs, ils le sont contre le gouvernement et les gens qui causent et ont causé d’énormes préjudices. Je pourrais participer à certains projets et la culture semble lentement mais sûrement reprendre des forces. Bien sûr, durant ce dernier mois, je n’ai fait que passer et demander au hasard à de merveilleux étrangers ce qu’il en est de la situation, mais j’ai déjà un CD pour apprendre un des milliers de dialectes aborigènes (gratuit!!!) et un Yidaki, fabriqué par Marc et moi, avec l’aide d’un artiste aborigène, Kristian Benton (yaaay! On a produit un documentaire sur cette expérience, allez voir ça!). À Sydney et à d’autres endroits, il y a des affiches, des statues, des parcs, des bannières en l’honneur de la culture aborigène. C’est omniprésent. Je sais que la plupart d’entre nous diraient au premier abord que c’est pour attirer les touristes et que c’est un beau duvet pour couvrir les atrocités commises. Je crois que c’est la stricte vérité (http://www.ourgeneration.org.au/). Toutefois, dans ma longue quête pour le positif, j’ai toujours cherché le bien dans chaque chose et cela m’a amené à réaliser que, grâce à ce duvet, des voyageurs étrangers de toutes sortes et des Australiens aussi probablement, apprennent beaucoup sur la plus ancienne culture du monde, sans même s’en apercevoir. Ils deviennent familiers avec les symboles spirituels, avec l’importance de la nature et l’importance essentielle de respecter les premiers habitants du pays. Je suis contente. J’ai tellement hâte de partager un peu plus de ce que j’ai appris à propos de cette culture blessée, mais (je l’espère) en voie de guérison. C’est spectaculaire comment la vie peut vous surprendre, vous vous attendez à voir ce qui n’est pas là et ce que vous croyez qui n’y est pas s’élève de plus en plus brillant à l’horizon chaque matin.
Ça fait plusieurs années que je n’ai pas été aussi heureuse et relaxée que maintenant. Je retrouve cet amour inconditionnel pour la Vie que j’avais trouvé en Amérique du Sud. Je n’ai pas de montre, je me couche avec le soleil et me lève avec lui. Je suis TOUJOURS dehors. Je rencontre des gens merveilleux, je m’enseigne moi-même le yoga, je prends de profondes respirations. Je sais qu’on ne pourra pas toujours vivre comme ça, c’est ce qui rend notre expérience si spéciale. Mais réellement, les murs sont étranges, sortez quand vous en avez la chance!
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Woaaaaaaaaa! Il y a tellllement à dire! Le processus de lâcher prise est si puissant et s’applique à TOUTES les sphères de notre vie! De toute façon, vous préférez sans doute entendre parler d’une aventure plutôt que d’entendre un exposé sur le bien-être émotionnel et spirituel …
La vie étant parfaite comme elle est, de ne pas avoir pu tout écrire sur le sujet la semaine dernière m’a permis d’apprendre plus sur ce qui me tient à cœur tout particulièrement: la culture aborigène. Ceux qui m’ont côtoyée durant les mois précédant mon départ savent que j’ai lu de nombreux livres sur les Aborigènes australiens, leur situation passée et présente (merci encore Jodi pour le merveilleux livre!). Ces dernières années, j’ai fait beaucoup d’efforts pour lâcher prise à mon besoin de me rapprocher de la sagesse ancienne. Plusieurs cultures indigènes ont été tellement maltraitées, qu’elles sont méfiantes envers les étrangers passionnés. Je m’attendais donc à rencontrer le la colère et de la haine. Bien sûr ces sentiments sont présents, mais il me semble qu’au lieu d’être dirigées contre tous les Blancs, ils le sont contre le gouvernement et les gens qui causent et ont causé d’énormes préjudices. Je pourrais participer à certains projets et la culture semble lentement mais sûrement reprendre des forces. Bien sûr, durant ce dernier mois, je n’ai fait que passer et demander au hasard à de merveilleux étrangers ce qu’il en est de la situation, mais j’ai déjà un CD pour apprendre un des milliers de dialectes aborigènes (gratuit!!!) et un Yidaki, fabriqué par Marc et moi, avec l’aide d’un artiste aborigène, Kristian Benton (yaaay! On a produit un documentaire sur cette expérience, allez voir ça!). À Sydney et à d’autres endroits, il y a des affiches, des statues, des parcs, des bannières en l’honneur de la culture aborigène. C’est omniprésent. Je sais que la plupart d’entre nous diraient au premier abord que c’est pour attirer les touristes et que c’est un beau duvet pour couvrir les atrocités commises. Je crois que c’est la stricte vérité (http://www.ourgeneration.org.au/). Toutefois, dans ma longue quête pour le positif, j’ai toujours cherché le bien dans chaque chose et cela m’a amené à réaliser que, grâce à ce duvet, des voyageurs étrangers de toutes sortes et des Australiens aussi probablement, apprennent beaucoup sur la plus ancienne culture du monde, sans même s’en apercevoir. Ils deviennent familiers avec les symboles spirituels, avec l’importance de la nature et l’importance essentielle de respecter les premiers habitants du pays. Je suis contente. J’ai tellement hâte de partager un peu plus de ce que j’ai appris à propos de cette culture blessée, mais (je l’espère) en voie de guérison. C’est spectaculaire comment la vie peut vous surprendre, vous vous attendez à voir ce qui n’est pas là et ce que vous croyez qui n’y est pas s’élève de plus en plus brillant à l’horizon chaque matin.
Ça fait plusieurs années que je n’ai pas été aussi heureuse et relaxée que maintenant. Je retrouve cet amour inconditionnel pour la Vie que j’avais trouvé en Amérique du Sud. Je n’ai pas de montre, je me couche avec le soleil et me lève avec lui. Je suis TOUJOURS dehors. Je rencontre des gens merveilleux, je m’enseigne moi-même le yoga, je prends de profondes respirations. Je sais qu’on ne pourra pas toujours vivre comme ça, c’est ce qui rend notre expérience si spéciale. Mais réellement, les murs sont étranges, sortez quand vous en avez la chance!
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Saturday, November 21, 2009
La petite histoire d’un grand lâcher-prise (!)
Read the English translation.
J’aime bien l’expression « lâcher-prise ». Dans toutes les sphères de notre vie, c’est toujours l’enseignement le plus difficile à assimiler, pourtant, il est certainement le plus bénéfique. Le lâcher-prise vient toujours nous surprendre dans les coins les moins fréquentés, surtout en voyage…
Il y a quelques mois, confortablement perchée au deuxième étage du manoir London, je m’efforçais de me vider la tête des attentes que j’aurais pu avoir face à l’Australie. Je croyais bien avoir dépollué mon esprit, je me sentais prête, toute neuve pour un pays nouveau. Ahhh, surestimation…
Ronald
Je crois que bien cachées autour de mon cortex, j’avais des idées de trouver Down Under des myriades de cafés Internet branchés et politisés, recyclés et équitables. Ben non! On cherche, on cherche, c’est compliqué. C’est à ce moment que nous avons entendu, ou plutôt nous avons essayé de ne pas entendre, le conseil de nos amis de l’Auberge espagnole : (à lire comme dans un rêve, la voix venant de profond, à peine audible) mmmm, blablabla, Mcdonald’s, free internet, very good coffee. Non, j’ai rien entendu, sorry no compute comme dirait Dédé. Mais après des jours dans la sécheresse de l’autoroute électronique, le gros M jaune brillait trop fort au soleil de la côte sud. On s’est dit qu’on pourrait essayer, à la condition de rester dans un coin sombre et de ne rien acheter. Ça y est, le premier pas est fait : on stationne l’auto dans le brouhaha des petites familles contentes de venir chercher leur Big Mac. Mais qu’est-ce qui se passe? Tous les employés sont vêtus de costumes de clown et d’ailes d’anges… C’est réussi pour notre retour en territoire Fast food, nous sommes le 14 novembre et c’est l’unique McHappy Day, où l’on court la chance de gagner de beaux prix si on donne des sous pour des organismes qui œuvrent pour les enfants malades. On se faufile incognito vers le fond du resto, et soudain, une voix céleste claironne depuis l’extérieur, de joyeux « Bonjour les amis!! »… C’est lui, en chair et en os, Ronald McDonald… on rougit. C’est la première fois, pour Marc et moi, qu’on voit ce personnage mythique. Avec le plus beau des sourires rouge sur fond blanc, il s’approche avec entrain de notre petite table. On découvre aisément que sous le costume, il y a un sexy surfeur de 27 ans environ. Il s’assoit avec nous, là on est rouge tomate, et se met à taper sur l’ordi en voulant parler à quelqu’un sur skype, tout le monde rit, les gérants prennent des photos. Ronald McDo est le plus cool mec du monde. Vraiment, je ne mens pas, ce gars-là j’aimerais bien qu’il soit mon ami. Il nous promet qu’il revient bientôt. On reprend notre souffle, plein de joie de nos aventures chez le roi du fast food! Ben finalement, Ronald est revenu pour nous entretenir sur la politique québécoise, ben oui! Eye, figurez-vous ça vous autres, une conversation soutenue sur l’indépendance du Québec dans un McDo de plage avec nul autre que Ronald!
Y’ avait une suite à mon histoire de lâcher-prise, mais je me suis bien trop laissée aller! Je vais finir en vous disant qu’aujourd’hui j’étais sur la PLUS BELLE PLAGE DU MONDE, avec plein de rochers et presque personne! Et en plus, ce matin fut le premier ou je pris le volant à gauche de la route… ah!
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J’aime bien l’expression « lâcher-prise ». Dans toutes les sphères de notre vie, c’est toujours l’enseignement le plus difficile à assimiler, pourtant, il est certainement le plus bénéfique. Le lâcher-prise vient toujours nous surprendre dans les coins les moins fréquentés, surtout en voyage…
Il y a quelques mois, confortablement perchée au deuxième étage du manoir London, je m’efforçais de me vider la tête des attentes que j’aurais pu avoir face à l’Australie. Je croyais bien avoir dépollué mon esprit, je me sentais prête, toute neuve pour un pays nouveau. Ahhh, surestimation…
Ronald
Je crois que bien cachées autour de mon cortex, j’avais des idées de trouver Down Under des myriades de cafés Internet branchés et politisés, recyclés et équitables. Ben non! On cherche, on cherche, c’est compliqué. C’est à ce moment que nous avons entendu, ou plutôt nous avons essayé de ne pas entendre, le conseil de nos amis de l’Auberge espagnole : (à lire comme dans un rêve, la voix venant de profond, à peine audible) mmmm, blablabla, Mcdonald’s, free internet, very good coffee. Non, j’ai rien entendu, sorry no compute comme dirait Dédé. Mais après des jours dans la sécheresse de l’autoroute électronique, le gros M jaune brillait trop fort au soleil de la côte sud. On s’est dit qu’on pourrait essayer, à la condition de rester dans un coin sombre et de ne rien acheter. Ça y est, le premier pas est fait : on stationne l’auto dans le brouhaha des petites familles contentes de venir chercher leur Big Mac. Mais qu’est-ce qui se passe? Tous les employés sont vêtus de costumes de clown et d’ailes d’anges… C’est réussi pour notre retour en territoire Fast food, nous sommes le 14 novembre et c’est l’unique McHappy Day, où l’on court la chance de gagner de beaux prix si on donne des sous pour des organismes qui œuvrent pour les enfants malades. On se faufile incognito vers le fond du resto, et soudain, une voix céleste claironne depuis l’extérieur, de joyeux « Bonjour les amis!! »… C’est lui, en chair et en os, Ronald McDonald… on rougit. C’est la première fois, pour Marc et moi, qu’on voit ce personnage mythique. Avec le plus beau des sourires rouge sur fond blanc, il s’approche avec entrain de notre petite table. On découvre aisément que sous le costume, il y a un sexy surfeur de 27 ans environ. Il s’assoit avec nous, là on est rouge tomate, et se met à taper sur l’ordi en voulant parler à quelqu’un sur skype, tout le monde rit, les gérants prennent des photos. Ronald McDo est le plus cool mec du monde. Vraiment, je ne mens pas, ce gars-là j’aimerais bien qu’il soit mon ami. Il nous promet qu’il revient bientôt. On reprend notre souffle, plein de joie de nos aventures chez le roi du fast food! Ben finalement, Ronald est revenu pour nous entretenir sur la politique québécoise, ben oui! Eye, figurez-vous ça vous autres, une conversation soutenue sur l’indépendance du Québec dans un McDo de plage avec nul autre que Ronald!
Y’ avait une suite à mon histoire de lâcher-prise, mais je me suis bien trop laissée aller! Je vais finir en vous disant qu’aujourd’hui j’étais sur la PLUS BELLE PLAGE DU MONDE, avec plein de rochers et presque personne! Et en plus, ce matin fut le premier ou je pris le volant à gauche de la route… ah!
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