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Ma gorge brûle délicieusement après chaque gorge de bière Bundaberg Ginger que j’avale. L’agréable liquide pétillant non alcoolisé réchauffe mon cœur pendant que je me rappelle les trois dernières semaines passes à Manly. Dieu que c’est bon! Pas de saletés artificielles, seulement du sucre de cane et beaucoup, beaucoup de gingembre... J’ai visité l’endroit où ils la fabriquent et je me sens privilégiée quand j’en bois, très « Aussie » si on peut dire...
Je crois que je me suis sentie très « Aussie » dernièrement... De revenir à son point de départ vous permet de réaliser à quel point vous aimez un pays et ses gens, qu’ils soient de vrais « blokes » et « sheilas » ou des « expats » qui ont choisi l’Australie pour s’établir. Samedi dernier, nous sommes allés pique-niquer au bord de l’océan avec notre amie Marjan (nous avons vécu avec elle à Agnes Water) et nous avons rencontré par hasard cinq autres amis. Nous nous sommes vraiment sentis comme l’une de ces journées de printemps sur la rue Wellington quand nous rencontrons tous nos meilleurs amis, sans l’avoir planifié... Je serai toujours émerveillée du pouvoir des humains de se faire de bons amis si rapidement et de transformer un nouvel endroit pour se sentir chez soi.
Je crois que c’est l’élément qui crée la dépendance des voyages: le sentiment d’être perdu et retrouvé à la fois.
Il est toujours difficile de laisser les êtres aimés derrière soi, mais l’excitation du voyage qui s’en vient et la certitude que ce sera merveilleux de revenir vers ces derniers soulage toujours la blessure. Nous sommes tombés en amour avec de merveilleux amis sur ce 2,8 % de l’immense continent que nous avons visité, et chaque adieu était plus étrange que de que j’ai vécu jusqu’à présent. J’ai toujours dit : « Nous nous reverrons sur la route » ou « Je viendrai vous voir ». Cette fois, je ne disais rien parce que je ne voulais pas dire une chose à laquelle je ne croyais pas. Donc, nous avons quitté des tas de personnes merveilleuses sachant que nous ne les reverrions peut-être jamais, à tout le moins, nous ne voyions pas de possibilité immédiate de le faire. C’est déchirant. Lundi soir, nous avons rendu visite à Julie (l’amie de Magog que j’ai vraiment connue Down Under) et son cher amoureux Martin. Nous avons pris un très bon souper, comme d’habitude, beaucoup ri, comme d’habitude et nous avons laissé nos cœurs surfer sur les vagues lisses de l’amitié. Puis, nous leur avons dit au revoir, après tout ce temps passé ensemble, ces trois dernières semaines, et c’était un vrai au revoir, même si nous n’avons pas pleuré. Étrange, n’est-ce pas? C’est à se demander comment peuvent faire les gens qui doivent laisser leur famille derrière eux...
Ne vous y trompez pas, j’éprouve présentement les sentiments les plus joyeux! Nous partons demain vers de nouvelles aventures dans un pays sauvage de montagnes gigantesques... Je suis tellement impatiente! C’est aussi un pays progressif socialiste, et j’ai l’intention de m’informer un peu plus à ce sujet. La Nouvelle-Zélande a donné le droit de vote aux femmes en 1893...wow! Le Québec a attendu jusqu’en 1940, c’est scandaleux! Les Maoris ont toujours eu droit de parole dans les affaires gouvernementales, ce qui place la Nouvelle-Zélande en tête de file dans la gestion des droits des Indigènes... Avant que je devienne trop « politisée », je devrais attendre de contre vérifier quelques faits! D’ici là Bonne St-Jean et restez au chaud pendant qu’on se les gèle!
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Wednesday, June 23, 2010
Sunday, June 20, 2010
On se les gèle!
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Ce matin, assise dans le divan blanc, je dégustais chacun des rayons du soleil qui réchauffaient ma peau à travers les fenêtres usées de la véranda. La jungle de plantes et les planches de surf suspendues du plafond semblaient absorber cette chaleur nouvelle avec autant de bonheur que moi : tout étincelait de milles feux sous la lumière chauffante. J’avais envie de ne jamais bouger, de rester là à me faire rôtir et arrêter le temps…
Il est à peine 15 heures et je me retrouve encore avec mon manteau, ma tuque et mon foulard à l’intérieur. Malgré mes grosses pantoufles et ma tasse de thé chaud, mon nez, mes mains et mes bras sont gelés. Les gros palmiers à trois mètres de moi dans la cour arrière semblent se moquer de mon hypothermie. Je les entends dire, comme leurs confrères humains australiens : « Voyons la Canadienne, tu devrais être habituée au froid! ».
MAIS C’EST PARCE QUE CHEZ NOUS ON A DU CHAUFFAGE, BATINSE!
Nous avons commencé à « se les geler » vers le 10 mars, ce qui veut dire l’automne quand nous vivons à l’envers du Québec. C’était alors justifiable car nous dormions dans la voiture, alors finalement presque dehors. À notre arrivée à Melbourne, nous nous sommes rendu compte qu’il était presque préférable de vivre dans une automobile que dans une maison. Ici, le sol ne gèle pas alors les gens n’ont pas de système de chauffage adéquat. C’est même pire que ça : si quelqu’un a un salaire moindre que 100 000 $ par année, il ou elle est confiné(e) à geler entre les vieux murs de sa maison. J’exagère un peu mais quand même, depuis trois mois, nous avons gelé pour une somme de jours plus grande que si l’on avait additionné toutes nos engelures du passé (et cela même en prenant compte du foyer défaillant des montagnes blanches…) Quand nous sommes arrivés à Sydney en Octobre, Julie, mon amie qui y habite, nous avait dit qu’elle venait de passer l’hiver le plus froid de sa vie. Je ne la croyais absolument pas! Voyons donc…les palmiers, les surfeurs à l’année longue. Mais elle avait bien raison!
Alors il fait beau dehors, mais nous vivons à l’intérieur bien emmitouflés, et on prépare des bouillottes pour réchauffer le lit… Mais bon, j’aime bien vivre des situations inattendues!
Nous sommes donc revenus à Manly, Sydney, et il fait bon retrouver nos amis si précieux. C’est vraiment spécial de retourner quelque part après sept mois et de s’y retrouver comme si nous n’étions jamais partis. Surtout dans un endroit où l’on n’avait passé que quelques jours! Avec ce retour à la case départ, je réalise pleinement mon adaptation australienne : je reconnais les mots, éléments du code de la route, oiseaux, aliments, habitudes des gens qui m’avaient déroutée les premiers jours (une déroute souhaitée, bien sûr) et me rend compte qu’ils sont tous devenus partie inhérente de ma vie quotidienne. Il ya juste le froid auquel je m’habitue plus lentement!
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Ce matin, assise dans le divan blanc, je dégustais chacun des rayons du soleil qui réchauffaient ma peau à travers les fenêtres usées de la véranda. La jungle de plantes et les planches de surf suspendues du plafond semblaient absorber cette chaleur nouvelle avec autant de bonheur que moi : tout étincelait de milles feux sous la lumière chauffante. J’avais envie de ne jamais bouger, de rester là à me faire rôtir et arrêter le temps…
Il est à peine 15 heures et je me retrouve encore avec mon manteau, ma tuque et mon foulard à l’intérieur. Malgré mes grosses pantoufles et ma tasse de thé chaud, mon nez, mes mains et mes bras sont gelés. Les gros palmiers à trois mètres de moi dans la cour arrière semblent se moquer de mon hypothermie. Je les entends dire, comme leurs confrères humains australiens : « Voyons la Canadienne, tu devrais être habituée au froid! ».
MAIS C’EST PARCE QUE CHEZ NOUS ON A DU CHAUFFAGE, BATINSE!
Nous avons commencé à « se les geler » vers le 10 mars, ce qui veut dire l’automne quand nous vivons à l’envers du Québec. C’était alors justifiable car nous dormions dans la voiture, alors finalement presque dehors. À notre arrivée à Melbourne, nous nous sommes rendu compte qu’il était presque préférable de vivre dans une automobile que dans une maison. Ici, le sol ne gèle pas alors les gens n’ont pas de système de chauffage adéquat. C’est même pire que ça : si quelqu’un a un salaire moindre que 100 000 $ par année, il ou elle est confiné(e) à geler entre les vieux murs de sa maison. J’exagère un peu mais quand même, depuis trois mois, nous avons gelé pour une somme de jours plus grande que si l’on avait additionné toutes nos engelures du passé (et cela même en prenant compte du foyer défaillant des montagnes blanches…) Quand nous sommes arrivés à Sydney en Octobre, Julie, mon amie qui y habite, nous avait dit qu’elle venait de passer l’hiver le plus froid de sa vie. Je ne la croyais absolument pas! Voyons donc…les palmiers, les surfeurs à l’année longue. Mais elle avait bien raison!
Alors il fait beau dehors, mais nous vivons à l’intérieur bien emmitouflés, et on prépare des bouillottes pour réchauffer le lit… Mais bon, j’aime bien vivre des situations inattendues!
Nous sommes donc revenus à Manly, Sydney, et il fait bon retrouver nos amis si précieux. C’est vraiment spécial de retourner quelque part après sept mois et de s’y retrouver comme si nous n’étions jamais partis. Surtout dans un endroit où l’on n’avait passé que quelques jours! Avec ce retour à la case départ, je réalise pleinement mon adaptation australienne : je reconnais les mots, éléments du code de la route, oiseaux, aliments, habitudes des gens qui m’avaient déroutée les premiers jours (une déroute souhaitée, bien sûr) et me rend compte qu’ils sont tous devenus partie inhérente de ma vie quotidienne. Il ya juste le froid auquel je m’habitue plus lentement!
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Wednesday, June 9, 2010
Magnifique Melbourne
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Mon cœur baignait dans la nostalgie quand nous avons terminé notre aventure dans le désert. Nous venions de vivre nos dernières nuits dans l’immensité australienne. Après quelques mois ici, vous prenez pour acquis les chaînes de montagnes sans fin et le silence de la voie lactée … Vous prenez pour acquis d’être seul parmi toute cette beauté et de respirer l’air pur. Même si je suis ici depuis un bout de temps, je suis encore émerveillée de voir comment ce pays peut être inhabité. On s’attendrait à voir des villages et des gens entre deux grandes villes comme Melbourne et Adélaïde, mais nous avons dû parcourir 100 km pour trouver des toilettes!
Notre très court séjour à Melbourne a ravivé notre désir d’y rester plus longtemps. C’est une ville tellement stimulante! Nous vous avons parlé de permaculture, de Coop de réparation de vélos et il semble que nous découvrons une nouvelle activité étonnante chaque jour! Même si nous sommes très occupés ces temps-ci, nous avons trouvé le temps de participer un peu : nous avons entendu parler de « Lentil as Anything », un organisme à but non lucratif qui exploite des restaurants où le client paie ce qu’il peut ou ce qu’il pense que la nourriture et le service valent. Ça semble irréel, n’est-ce pas? La majorité de leurs aliments sont biologiques et vous pouvez prendre de délicieux cafés glacés, du chai, du thé équitable, ainsi de suite. Lentil as Anything aborde l’isolation sociale que vivent les nouveaux itinérants et les gens naturellement isolés de la société. Ils offrent du soutien et de la formation aux réfugiés, aux membres de la communauté jeunes et vieux, qui éprouvent des difficultés à s’adapter à leur nouvel environnement social. Ils exploitent même une cantine scolaire de cette façon! Peut-on être plus EXTRAORDINAIRE que ça? La nourriture est spectaculaire. Tout le monde est beau. Le service est impeccable et il y a toujours de la musique en direct ou des expositions multiculturelles quelconques! Vous pouvez manger avec d’autres gens ou vous installer à une table isolée sur la terrasse. C’était la première fois que j’allais dans un tel endroit où l’on peut choisir la communauté ou l’intimité dans un environnement normal de restaurant. Bravo!!!!
Federation Square est au centre de Melbourne. Les touristes et les résidents s’y promènent, visitent la médiathèque gratuite, les galeries d’art et les expositions gratuites ou profitent de l’accès gratuit à l’Internet sans fil. Après avoir battu le record du monde Guinness du plus grand nombre de personnes déguisées en super-héros dans un même endroit, nous étions pas mal affamés. Habituellement, les stands ambulants de nourriture sont interdits, alors nous étions curieux lorsque nous avons vu d’élégants kiosques mettant en valeur des boîtes en bois contenant des fines herbes. Le personnel portait des chemises au logo de StrEAT et le menu, principalement biologique, était plus qu’invitant. Nous avons découvert que StrEAT est une fantastique initiative pour réduire l’itinérance. Puisque c’est un organisme à but non lucratif, tous les profits vont directement aux refuges et à d’autres formidables services offerts aux sans-abris et cela permet à ces jeunes d’apprendre à exercer un métier qui pourra leur fournir un meilleur avenir. Après avoir acheté notre merveilleuse nourriture à conscience sociale, une jeune fille nous a donné une de ces cartes qui disent « Achetez-en dix, obtenez-en un gratuit » qu’on reçoit souvent dans les aires de restauration. Mais cette fois, il y avait une petite touche bien pensée: « Achetez-en dix, et le onzième ira à un jeune sans-abri ». Franchement, wow!
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Mon cœur baignait dans la nostalgie quand nous avons terminé notre aventure dans le désert. Nous venions de vivre nos dernières nuits dans l’immensité australienne. Après quelques mois ici, vous prenez pour acquis les chaînes de montagnes sans fin et le silence de la voie lactée … Vous prenez pour acquis d’être seul parmi toute cette beauté et de respirer l’air pur. Même si je suis ici depuis un bout de temps, je suis encore émerveillée de voir comment ce pays peut être inhabité. On s’attendrait à voir des villages et des gens entre deux grandes villes comme Melbourne et Adélaïde, mais nous avons dû parcourir 100 km pour trouver des toilettes!
Notre très court séjour à Melbourne a ravivé notre désir d’y rester plus longtemps. C’est une ville tellement stimulante! Nous vous avons parlé de permaculture, de Coop de réparation de vélos et il semble que nous découvrons une nouvelle activité étonnante chaque jour! Même si nous sommes très occupés ces temps-ci, nous avons trouvé le temps de participer un peu : nous avons entendu parler de « Lentil as Anything », un organisme à but non lucratif qui exploite des restaurants où le client paie ce qu’il peut ou ce qu’il pense que la nourriture et le service valent. Ça semble irréel, n’est-ce pas? La majorité de leurs aliments sont biologiques et vous pouvez prendre de délicieux cafés glacés, du chai, du thé équitable, ainsi de suite. Lentil as Anything aborde l’isolation sociale que vivent les nouveaux itinérants et les gens naturellement isolés de la société. Ils offrent du soutien et de la formation aux réfugiés, aux membres de la communauté jeunes et vieux, qui éprouvent des difficultés à s’adapter à leur nouvel environnement social. Ils exploitent même une cantine scolaire de cette façon! Peut-on être plus EXTRAORDINAIRE que ça? La nourriture est spectaculaire. Tout le monde est beau. Le service est impeccable et il y a toujours de la musique en direct ou des expositions multiculturelles quelconques! Vous pouvez manger avec d’autres gens ou vous installer à une table isolée sur la terrasse. C’était la première fois que j’allais dans un tel endroit où l’on peut choisir la communauté ou l’intimité dans un environnement normal de restaurant. Bravo!!!!
Federation Square est au centre de Melbourne. Les touristes et les résidents s’y promènent, visitent la médiathèque gratuite, les galeries d’art et les expositions gratuites ou profitent de l’accès gratuit à l’Internet sans fil. Après avoir battu le record du monde Guinness du plus grand nombre de personnes déguisées en super-héros dans un même endroit, nous étions pas mal affamés. Habituellement, les stands ambulants de nourriture sont interdits, alors nous étions curieux lorsque nous avons vu d’élégants kiosques mettant en valeur des boîtes en bois contenant des fines herbes. Le personnel portait des chemises au logo de StrEAT et le menu, principalement biologique, était plus qu’invitant. Nous avons découvert que StrEAT est une fantastique initiative pour réduire l’itinérance. Puisque c’est un organisme à but non lucratif, tous les profits vont directement aux refuges et à d’autres formidables services offerts aux sans-abris et cela permet à ces jeunes d’apprendre à exercer un métier qui pourra leur fournir un meilleur avenir. Après avoir acheté notre merveilleuse nourriture à conscience sociale, une jeune fille nous a donné une de ces cartes qui disent « Achetez-en dix, obtenez-en un gratuit » qu’on reçoit souvent dans les aires de restauration. Mais cette fois, il y avait une petite touche bien pensée: « Achetez-en dix, et le onzième ira à un jeune sans-abri ». Franchement, wow!
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Thursday, June 3, 2010
Boobook et Lawrence
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Les dernières aventures datent d’un mois… Laissez-moi vous dessiner quelques-uns des paysages traversés.
Épuisés de chercher en vain un emploi, mais pleins de nos nouvelles amitiés, nous avons quitté Melbourne pour parcourir le célèbre Great Ocean Road tant photographié. Le matin suivant, notre équipage se voit agrémenté d’un « pouceux » français qui nous secoue joyeusement les oreilles de ses expressions jamais pour nous entendues. Les magnifiques 12 Apôtres sont vus sous un ciel orageux; ces piliers qui défient la mer nous semblent plus grands que nature illuminés de gris qui devient argenté sous les passages de soleil spontanés. Ce soir-là, grand rêve réalisé : dormir dans un vieux Winnebago au décor kétaine des années ‘60! Le lendemain encore plus de vagues gigantesques qui se fracassent sur les strates de jaunes et d’ocre des falaises. Les monolithes semblent être des sentinelles postées pour protéger des trésors enfouis depuis des millénaires.
On dit au revoir à Xavier et on lui souhaite bonne chance dans sa traversée du désert sur le pouce. Nous arrivons à Adélaïde chez Anna, amie d’une amie de Melbourne qui a généreusement offert de nous héberger. Pataclan! Amitié subite. Les deux jours passés avec Max, Anna, Nico, Mia, les poulets et le jardin sont inoubliables.
Après plusieurs jours de labeur budgétaire aride dans le froid du nouvel hiver, nous partons enfin pour l’apothéose australienne : le Red Centre, le désert du milieu, le plat, plat, plat loin de toute civilisation. Le Premier Peuple a pourtant une histoire pour chaque semblant de colline, chaque rivière sèche, chaque touffe d’arbre et chaque rocher. Le continent australien est pour eux une immense carte « géophonique », si je peux me permettre de proposer un nouveau terme aux linguistes français. Les aborigènes peuvent retrouver leur chemin le long de « chemins de chansons » appris oralement. Tous les éléments du terrain sont chantés au moment même où l’on s’en approche, les chants se basant sur la vitesse de marche pour savoir combien de vers composer entre chaque relief important. J’aurais bien voulu en apprendre quelques-uns, mais cette culture millénaire est plus que farouche et l’asphalte est une voie trop rapide.
Chaque fois que je me retrouve sur les petites routes, à travers le monde, un bonheur immense m’emplit. Le naturel de l’humain à célébrer son « appartenance » est vraiment fantastique. Les motocyclistes se saluent, les voyageurs au sac à dos se disent bonjour et même, souvent, les gens coiffés de mottons comme moi se sourient. C’est la même chose sur les chemins moins fréquentés : on se sourie et on lève la main de notre volant en guise de fraternité.
Sur les routes des montagnes de roc à gravir, nous avons croisé plusieurs super héros : cyclistes parcourant des milliers de kilomètres désertiques et marcheurs prêts à escalader des falaises pour admirer la beauté de leur pays… et tous bien installés dans la soixantaine. Une bonne leçon pour nous qui nous considérions aventuriers!
Rares wallabies, kangourous surpris, émeus curieux, hiboux protecteurs, chevaux sauvages et TROUPEAUX de chameaux étaient au rendez-vous… Oui oui, ils y a 200 ans les Australiens ont fait appel aux Afghans pour construire la célèbre ligne de chemin de fer reliant Darwin à Adélaïde. Bien adaptés au désert, ces grands mous ont procréé et maintenant, on se croirait dans Lawrence d’Arabie au centre de l’Australie!
Nous avons pris le train de cette ligne et à 22 h 30, dans l’obscurité, sans lumière ni route à des milles à la ronde, une dame est descendue avec sa valise. Au milieu de NULLE PART! Un 4X4 est venu la chercher et ils ont démarré à travers les arbrisseaux. Là, je me sentais bien « Down Under ».
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Les dernières aventures datent d’un mois… Laissez-moi vous dessiner quelques-uns des paysages traversés.
Épuisés de chercher en vain un emploi, mais pleins de nos nouvelles amitiés, nous avons quitté Melbourne pour parcourir le célèbre Great Ocean Road tant photographié. Le matin suivant, notre équipage se voit agrémenté d’un « pouceux » français qui nous secoue joyeusement les oreilles de ses expressions jamais pour nous entendues. Les magnifiques 12 Apôtres sont vus sous un ciel orageux; ces piliers qui défient la mer nous semblent plus grands que nature illuminés de gris qui devient argenté sous les passages de soleil spontanés. Ce soir-là, grand rêve réalisé : dormir dans un vieux Winnebago au décor kétaine des années ‘60! Le lendemain encore plus de vagues gigantesques qui se fracassent sur les strates de jaunes et d’ocre des falaises. Les monolithes semblent être des sentinelles postées pour protéger des trésors enfouis depuis des millénaires.
On dit au revoir à Xavier et on lui souhaite bonne chance dans sa traversée du désert sur le pouce. Nous arrivons à Adélaïde chez Anna, amie d’une amie de Melbourne qui a généreusement offert de nous héberger. Pataclan! Amitié subite. Les deux jours passés avec Max, Anna, Nico, Mia, les poulets et le jardin sont inoubliables.
Après plusieurs jours de labeur budgétaire aride dans le froid du nouvel hiver, nous partons enfin pour l’apothéose australienne : le Red Centre, le désert du milieu, le plat, plat, plat loin de toute civilisation. Le Premier Peuple a pourtant une histoire pour chaque semblant de colline, chaque rivière sèche, chaque touffe d’arbre et chaque rocher. Le continent australien est pour eux une immense carte « géophonique », si je peux me permettre de proposer un nouveau terme aux linguistes français. Les aborigènes peuvent retrouver leur chemin le long de « chemins de chansons » appris oralement. Tous les éléments du terrain sont chantés au moment même où l’on s’en approche, les chants se basant sur la vitesse de marche pour savoir combien de vers composer entre chaque relief important. J’aurais bien voulu en apprendre quelques-uns, mais cette culture millénaire est plus que farouche et l’asphalte est une voie trop rapide.
Chaque fois que je me retrouve sur les petites routes, à travers le monde, un bonheur immense m’emplit. Le naturel de l’humain à célébrer son « appartenance » est vraiment fantastique. Les motocyclistes se saluent, les voyageurs au sac à dos se disent bonjour et même, souvent, les gens coiffés de mottons comme moi se sourient. C’est la même chose sur les chemins moins fréquentés : on se sourie et on lève la main de notre volant en guise de fraternité.
Sur les routes des montagnes de roc à gravir, nous avons croisé plusieurs super héros : cyclistes parcourant des milliers de kilomètres désertiques et marcheurs prêts à escalader des falaises pour admirer la beauté de leur pays… et tous bien installés dans la soixantaine. Une bonne leçon pour nous qui nous considérions aventuriers!
Rares wallabies, kangourous surpris, émeus curieux, hiboux protecteurs, chevaux sauvages et TROUPEAUX de chameaux étaient au rendez-vous… Oui oui, ils y a 200 ans les Australiens ont fait appel aux Afghans pour construire la célèbre ligne de chemin de fer reliant Darwin à Adélaïde. Bien adaptés au désert, ces grands mous ont procréé et maintenant, on se croirait dans Lawrence d’Arabie au centre de l’Australie!
Nous avons pris le train de cette ligne et à 22 h 30, dans l’obscurité, sans lumière ni route à des milles à la ronde, une dame est descendue avec sa valise. Au milieu de NULLE PART! Un 4X4 est venu la chercher et ils ont démarré à travers les arbrisseaux. Là, je me sentais bien « Down Under ».
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Sunday, May 23, 2010
Relève le menton, regarde la caméra!
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J’entends qu’on frappe doucement à la porte… Je murmure délicatement un « oui? » et je vois pointer des boucles blondes. Avec des sourires gênés et des regards légèrement fuyants, Charlie et Lizzie entrent dans la salle de jeu que nous occupons entièrement avec nos grands corps d’adultes. Je crois les entendre murmurer un charmant « Bonne Fête » et mes doutes sont confirmés lorsqu’ils me tendent deux cartes de souhaits faites à la main. Lizzie a rempli la sienne d’autocollants de fées et Charlie m’a dessinée avec mes quatre grandes tresses rasta. Il me montre aussi fièrement le dessin qu’il a fait de sa maison, habilement conçue comme une grosse bottine avec des fenêtres. Je suis tellement charmée. Je n’aurais jamais cru connaître un matin d’anniversaire aussi touchant dans un pays si étranger. Ils me tendent un sac dans lequel je trouve les pantoufles les plus douces qui soient et mon visage se transforme de surprise, alors que maman et papa m’encouragent à continuer de fouiller dans le sac. Je n’arrive pas à croire à toutes ces marques d’affection d’une famille que je viens juste de rencontrer! Mes explorations sont récompensées quand je trouve un morceau de papier. Jusque là, rien de spécial. Puis je lis ce que l’encre de couleur dévoile fièrement : un souper pour deux au Blue Train Café, d’une valeur de 100 $. Quoi? Vous voulez rire? C’est beaucoup trop… Puis, ils me rassurent, ils l’ont payé seulement 40 $. Quand même… woooooow! Comment peut-on payer 40 $ pour un souper de 100 $?
Après plusieurs « merci », ils s’en vont travailler et je reste avec Marc et ma surprise. J’ai toujours été incapable de justifier de payer 100 $ pour un repas au restaurant… mais la situation est légèrement différente et je réalise que je suis très enthousiasmée par mon repas d’anniversaire! C’est hallucinant de voir combien peu vous avez pour 100 $... et ce café était loin d’être un restaurant cher! Ce qui a fait grimper la note étaient les deux boissons, qui ont coûté presqu’aussi cher qu’un plat principal … Alors, nous les avons vraiment appréciées : un bon vieux « Mojito » et un « Toblerone » très chocolaté. Nous avions vraiment l’air de deux bozos quand nous avons pris une photo de la facture!!!
L’aubaine a été dénichée sur un site Web appelé « Scoopon ». Chaque jour, il y a une aubaine qui ne peut pas être refusée. Par curiosité, nous avons été voir ça. La première chose que j’ai sue, j’étais toute ravie, parce que quelques heures plus tard, je visiterais un monde que je n’aurais pas pu explorer sans l’aide de Scoopon…
Je me suis rendue chez Exclusive Photography avec mes pittoresques vieux vêtements de voyage. On m’a offert le champagne à l’ombre d’immenses portraits de style tableaux ornant les murs. Il y avait là quelqu’un pour me coiffer et me maquiller puis, les vraies choses ont commencé. Damien, photographe professionnel, a habilement mise en scène une sorte de danse que je devais exécuter pendant qu’il se déplaçait autour de moi avec son équipement. C’était très amusant de jouer à la star classique sous les projecteurs… ça n’a pas pris longtemps à Damien pour réaliser que je n’étais pas du type glamour et il a donc commencé à prendre des photos un peu funky. Après 2,5 heures de plaisir, une élégante dame nous a invités dans un salon où nous pouvions visionner les photos sur un écran géant. Du travail fabuleux! C’était vraiment une aubaine de payer 29 $ pour une séance de photo avec métamorphose d’une valeur de 354 $. Alors, vous vous doutez bien que l’entreprise s’attend à ce que vous achetiez plusieurs photos, sinon la totalité. Elles sont toutes tellement belles, alors comment résister?? Je ne voulais rien acheter, mais je me suis informée du prix pour lui faire plaisir… 1 100 $, seulement pour le CD de 18 photos et 200 $ pour chaque épreuve de format 8 × 10. Bon, vous avez sûrement deviné son désappointement! Grâce à Scoopon, j’ai payé 29 $ pour 3 heures magiques et une photo de professionnel de format 5 x 7! Hihihi! De toute façon, je voyage avec le meilleur des photographes…
P.S. Encore merci énormément pour mes cadeaux de fête!
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J’entends qu’on frappe doucement à la porte… Je murmure délicatement un « oui? » et je vois pointer des boucles blondes. Avec des sourires gênés et des regards légèrement fuyants, Charlie et Lizzie entrent dans la salle de jeu que nous occupons entièrement avec nos grands corps d’adultes. Je crois les entendre murmurer un charmant « Bonne Fête » et mes doutes sont confirmés lorsqu’ils me tendent deux cartes de souhaits faites à la main. Lizzie a rempli la sienne d’autocollants de fées et Charlie m’a dessinée avec mes quatre grandes tresses rasta. Il me montre aussi fièrement le dessin qu’il a fait de sa maison, habilement conçue comme une grosse bottine avec des fenêtres. Je suis tellement charmée. Je n’aurais jamais cru connaître un matin d’anniversaire aussi touchant dans un pays si étranger. Ils me tendent un sac dans lequel je trouve les pantoufles les plus douces qui soient et mon visage se transforme de surprise, alors que maman et papa m’encouragent à continuer de fouiller dans le sac. Je n’arrive pas à croire à toutes ces marques d’affection d’une famille que je viens juste de rencontrer! Mes explorations sont récompensées quand je trouve un morceau de papier. Jusque là, rien de spécial. Puis je lis ce que l’encre de couleur dévoile fièrement : un souper pour deux au Blue Train Café, d’une valeur de 100 $. Quoi? Vous voulez rire? C’est beaucoup trop… Puis, ils me rassurent, ils l’ont payé seulement 40 $. Quand même… woooooow! Comment peut-on payer 40 $ pour un souper de 100 $?
Après plusieurs « merci », ils s’en vont travailler et je reste avec Marc et ma surprise. J’ai toujours été incapable de justifier de payer 100 $ pour un repas au restaurant… mais la situation est légèrement différente et je réalise que je suis très enthousiasmée par mon repas d’anniversaire! C’est hallucinant de voir combien peu vous avez pour 100 $... et ce café était loin d’être un restaurant cher! Ce qui a fait grimper la note étaient les deux boissons, qui ont coûté presqu’aussi cher qu’un plat principal … Alors, nous les avons vraiment appréciées : un bon vieux « Mojito » et un « Toblerone » très chocolaté. Nous avions vraiment l’air de deux bozos quand nous avons pris une photo de la facture!!!
L’aubaine a été dénichée sur un site Web appelé « Scoopon ». Chaque jour, il y a une aubaine qui ne peut pas être refusée. Par curiosité, nous avons été voir ça. La première chose que j’ai sue, j’étais toute ravie, parce que quelques heures plus tard, je visiterais un monde que je n’aurais pas pu explorer sans l’aide de Scoopon…
Je me suis rendue chez Exclusive Photography avec mes pittoresques vieux vêtements de voyage. On m’a offert le champagne à l’ombre d’immenses portraits de style tableaux ornant les murs. Il y avait là quelqu’un pour me coiffer et me maquiller puis, les vraies choses ont commencé. Damien, photographe professionnel, a habilement mise en scène une sorte de danse que je devais exécuter pendant qu’il se déplaçait autour de moi avec son équipement. C’était très amusant de jouer à la star classique sous les projecteurs… ça n’a pas pris longtemps à Damien pour réaliser que je n’étais pas du type glamour et il a donc commencé à prendre des photos un peu funky. Après 2,5 heures de plaisir, une élégante dame nous a invités dans un salon où nous pouvions visionner les photos sur un écran géant. Du travail fabuleux! C’était vraiment une aubaine de payer 29 $ pour une séance de photo avec métamorphose d’une valeur de 354 $. Alors, vous vous doutez bien que l’entreprise s’attend à ce que vous achetiez plusieurs photos, sinon la totalité. Elles sont toutes tellement belles, alors comment résister?? Je ne voulais rien acheter, mais je me suis informée du prix pour lui faire plaisir… 1 100 $, seulement pour le CD de 18 photos et 200 $ pour chaque épreuve de format 8 × 10. Bon, vous avez sûrement deviné son désappointement! Grâce à Scoopon, j’ai payé 29 $ pour 3 heures magiques et une photo de professionnel de format 5 x 7! Hihihi! De toute façon, je voyage avec le meilleur des photographes…
P.S. Encore merci énormément pour mes cadeaux de fête!
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Monday, May 10, 2010
Une vraie Barbie Hippie cette fois?*
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Il fait gris. Comme plusieurs des derniers jours. Mais ce matin, j’entends bien percer cette grisaille en tendant l’oreille jusqu’à vos cœurs, pour qu’ils soient les métronomes qui rythment mon écriture.
J’ai déjà commencé à voir le soleil en lui faisant ma salutation yogique et en lisant un livre sur les fées auquel je n’ai pu résister la première semaine de notre voyage. Je le lis en rafale car je crois avoir trouvé une bonne maison pour lui. Un nid douillet où vivent princesses et gentils monstres, génies et sorcières blanches et où on saura apprécier les images vaporeuses et les recettes magiques du livre.
Nous n’avons pas voyagé beaucoup depuis le 20 avril, mais nous avons visité les passions et l’histoire de la famille Deakin, et avons été abondamment couronnés de leur générosité. Notre univers fut peuplé de conversations sur les nouveautés LEGO, les marchés bio, la permaculture, les jeux de société, les fées, les sabres laser et les films de Barbie.
Depuis que je suis assez grande pour me comparer aux autres et remarquer mes imperfections, j’ai blâmé bien des manques de confiance en moi sur Barbie et son équipe sociale de modèles malsains. L’apothéose de ma frustration fût quand l’on m’a appris que ses mensurations ne lui permettraient jamais de se tenir debout, si humaine elle devenait. Et bien vous comprendrez que je n’avais pas le cœur à regarder un film mettant en vedette miss tout-en-rose vendredi dernier. J’avais l’impression que mon boulghour bio aurait de la difficulté à passer. Mais la vie m’a déjouée en m’enseignant une fois de plus que la beauté est partout, et souvent où on s’en attend le moins. N’allez pas croire que Barbie était vêtue de poignées d’amour et coiffée de cheveux en « mottons »…j’aurais été bien trop flattée…
Barbie, encore un bambin, fut naufragée sur une île déserte où les animaux l’ont élevée. Elle peut leur parler, prend soin d’eux et chante (à chaque 5 minutes) la beauté du monde et l’importance de prendre soin de la Terre Mère. Un prince aventurier la trouve et l’amène à son château où elle souffre car elle n’a aucune étiquette et préfère de loin grimper aux arbres avec les singes. Bon bon, c’est certain qu’il tombe amoureux mais quand même, il doit refuser la main d’une princesse de bon rang qui aime la harpe et ne monte pas à cheval pour finalement épouser Barbie. Quel scandale à la cour! Malgré l’extrémisme du kétaine, j’ai bien mangé mon boulghour et Barbie m’a surprise. Et au lieu d’aller faire du shoping, elle a « recyclé » des éléments de la nature pour se faire une robe. Les amis, y’a de l’espoir!
Le soir du 24 avril fût mon party de fête. C’est quand même incroyable de pouvoir organiser un party avec des bons amis après seulement un mois à Melbourne! Encore une fois les nippones ont enjolivé la soirée de leurs caméras et de leurs cris d’excitation…cette fois parce qu’elles n’avaient jamais vu de mais soufflé au micro-ondes!
Le 25, nous sommes allés à un festival amassant des fonds pour sauver des forêts australiennes et philippines. C’était tellement goûteux de se retrouver parmi des amis, même si ils étaient inconnus! Comme dans un rêve, tous les sosies de nos bien-aimés semblaient être rassemblés pour danser devant les Barons of Tang, qui rappellent Grim Skunk et Gogol Bordello, Combat Wombat et les Loco Locass de la région. Salon de Narguilé gratuit, cuisine pirate végé, coupes de cheveux grunge à contribution volontaire et même vrais tatouages sur place…De quoi s’inspirer pour un bon bout et surtout beaucoup de sous pour régénérer la forêt!!!
*Titre dédié à la si belle Sophie Laplante
See HIS view
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See His and Hers Photos
Il fait gris. Comme plusieurs des derniers jours. Mais ce matin, j’entends bien percer cette grisaille en tendant l’oreille jusqu’à vos cœurs, pour qu’ils soient les métronomes qui rythment mon écriture.
J’ai déjà commencé à voir le soleil en lui faisant ma salutation yogique et en lisant un livre sur les fées auquel je n’ai pu résister la première semaine de notre voyage. Je le lis en rafale car je crois avoir trouvé une bonne maison pour lui. Un nid douillet où vivent princesses et gentils monstres, génies et sorcières blanches et où on saura apprécier les images vaporeuses et les recettes magiques du livre.
Nous n’avons pas voyagé beaucoup depuis le 20 avril, mais nous avons visité les passions et l’histoire de la famille Deakin, et avons été abondamment couronnés de leur générosité. Notre univers fut peuplé de conversations sur les nouveautés LEGO, les marchés bio, la permaculture, les jeux de société, les fées, les sabres laser et les films de Barbie.
Depuis que je suis assez grande pour me comparer aux autres et remarquer mes imperfections, j’ai blâmé bien des manques de confiance en moi sur Barbie et son équipe sociale de modèles malsains. L’apothéose de ma frustration fût quand l’on m’a appris que ses mensurations ne lui permettraient jamais de se tenir debout, si humaine elle devenait. Et bien vous comprendrez que je n’avais pas le cœur à regarder un film mettant en vedette miss tout-en-rose vendredi dernier. J’avais l’impression que mon boulghour bio aurait de la difficulté à passer. Mais la vie m’a déjouée en m’enseignant une fois de plus que la beauté est partout, et souvent où on s’en attend le moins. N’allez pas croire que Barbie était vêtue de poignées d’amour et coiffée de cheveux en « mottons »…j’aurais été bien trop flattée…
Barbie, encore un bambin, fut naufragée sur une île déserte où les animaux l’ont élevée. Elle peut leur parler, prend soin d’eux et chante (à chaque 5 minutes) la beauté du monde et l’importance de prendre soin de la Terre Mère. Un prince aventurier la trouve et l’amène à son château où elle souffre car elle n’a aucune étiquette et préfère de loin grimper aux arbres avec les singes. Bon bon, c’est certain qu’il tombe amoureux mais quand même, il doit refuser la main d’une princesse de bon rang qui aime la harpe et ne monte pas à cheval pour finalement épouser Barbie. Quel scandale à la cour! Malgré l’extrémisme du kétaine, j’ai bien mangé mon boulghour et Barbie m’a surprise. Et au lieu d’aller faire du shoping, elle a « recyclé » des éléments de la nature pour se faire une robe. Les amis, y’a de l’espoir!
Le soir du 24 avril fût mon party de fête. C’est quand même incroyable de pouvoir organiser un party avec des bons amis après seulement un mois à Melbourne! Encore une fois les nippones ont enjolivé la soirée de leurs caméras et de leurs cris d’excitation…cette fois parce qu’elles n’avaient jamais vu de mais soufflé au micro-ondes!
Le 25, nous sommes allés à un festival amassant des fonds pour sauver des forêts australiennes et philippines. C’était tellement goûteux de se retrouver parmi des amis, même si ils étaient inconnus! Comme dans un rêve, tous les sosies de nos bien-aimés semblaient être rassemblés pour danser devant les Barons of Tang, qui rappellent Grim Skunk et Gogol Bordello, Combat Wombat et les Loco Locass de la région. Salon de Narguilé gratuit, cuisine pirate végé, coupes de cheveux grunge à contribution volontaire et même vrais tatouages sur place…De quoi s’inspirer pour un bon bout et surtout beaucoup de sous pour régénérer la forêt!!!
*Titre dédié à la si belle Sophie Laplante
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Monday, April 26, 2010
Une bonne étoile
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C’est notre 20ème blogue!! Merci énormément d’être nos loyaux lecteurs, ça remplit notre routine quotidienne de vos sourires.
La vie est une vague si puissante. Quand vous pensez que vous aller vous échouer sur le rivage, le courant vous ramène dans la vague déferlante. Ne croyez pas que nous étions sur le point de nous échouer; j’aime seulement le langage pictural de l’océan. Au moment précis où, épuisés, nous déambulions dans Melbourne sans endroit où aller, Katie, la sœur de Cécilia nous a invités à rester chez elle et durant notre séjour chez Katie, une charmante famille nous a invités chez eux pour quelques jours. N’est-ce pas merveilleux? Et il y a encore des gens qui essaient de me décourager de croire en la véritable bienveillance des êtres humains et au pouvoir du synchronisme…
Cabeza
Pendant que nous essayions de trouver du travail sur le sofa de Katie, surplombant le zoo de Melbourne du 7ème étage, Elijah et Raphael apprenaient à manger une banana entière sans aide et à mettre les mains sur leur tête quand papa disait “cabeza” (il vient du Timor-Oriental, qui soit dit en passant, possède une histoire très intéressante… allez voir sur Wiki). De voir des jumeaux de 10 mois apprendre à devenir des êtres humains est aussi fascinant que n’importe quel musée!
Ancien dépotoir
Il y a 25 ans, des hippies visionnaires ont décidé de transformer un dépotoir local où aucun arbre ne poussait en un complexe urbain de permaculture. Ça peut sembler familier à plusieurs d’entre vous, comme une utopie à laquelle nous aurions tous rêvé. Mais ils ont réussi et c’est maintenant un endroit immense qui traite de problèmes de justice sociale aussi bien que d’environnement. Plusieurs choses étonnantes se produisent là chaque jour; c’est au-delà de mes rêves les plus fous. Nous avons découvert ce village écologiquement viable et inspirant le jour de leur Festival de la récolte, où nous avons écouté des chorales de musique du Monde dans les jardins gigantesques, éclairés par des lanternes féériques. Nous nous sommes joints à 148 autres partisans d’un futur plus heureux pour un célèbre festin, préparé par des immigrantes faisant partie d’un projet d’intégration, avec des légumes biologiques produits à la ferme. Wow! Et pour couronner le tout, nous avons d’abord rencontré Charlie, qui nous a montré sa maison dans les arbres, faite de roues de bicyclettes recyclées, puis ce furent Lizzie, Colleen et Rob. Nous avons sympathisé immédiatement : des gens brillants, curieux et intelligents formant une charmante famille. Nous nous sentions si bien avec eux, que nous habitons maintenant chez eux (jusqu’à ce que nous trouvions du travail et un logement, bien sûr)!
Un petit peu d’espoir
Le Tibet n’a peut-être rien à voir avec l’Australie, mais je voulais vraiment partager quelque chose avec vous. Comme j’essaie toujours d’apprendre et de faire plus pour la justice sociale, j’ai accouru au centre ville de Melbourne quand j’ai entendu parler d’une conférence sur les effets des changements climatiques sur les peuples nomades du Tibet. Je m’attendais à verser des larmes comme d’habitude, mais les discours ont conclu sur une note tellement positive que je voulais que le Monde soit au courant pour rester motivé à appuyer ce peuple brutalisé. Il y a un mouvement au Tibet, amorcé à cause de la tempête de protestations entourant les Jeux olympiques, dans lequel les Tibétains sont Tibétains une fois par semaine. Ils n’utilisent pas de mots chinois et ne mangent pas dans des restaurants chinois. Ils peuvent ainsi manifester leur volonté sans risquer d’être tués ou emprisonnés. Ce simple geste a ramené la langue tibétaine dans leur vie et maintenant, les gens peuvent avoir leur page Facebook dans leur langue, Il y a même des vidéos de hip-hop tibétain sur You Tube. Voilà un autre exemple qu’il ne faut pas sous-estimer les effets des petits gestes!
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C’est notre 20ème blogue!! Merci énormément d’être nos loyaux lecteurs, ça remplit notre routine quotidienne de vos sourires.
La vie est une vague si puissante. Quand vous pensez que vous aller vous échouer sur le rivage, le courant vous ramène dans la vague déferlante. Ne croyez pas que nous étions sur le point de nous échouer; j’aime seulement le langage pictural de l’océan. Au moment précis où, épuisés, nous déambulions dans Melbourne sans endroit où aller, Katie, la sœur de Cécilia nous a invités à rester chez elle et durant notre séjour chez Katie, une charmante famille nous a invités chez eux pour quelques jours. N’est-ce pas merveilleux? Et il y a encore des gens qui essaient de me décourager de croire en la véritable bienveillance des êtres humains et au pouvoir du synchronisme…
Cabeza
Pendant que nous essayions de trouver du travail sur le sofa de Katie, surplombant le zoo de Melbourne du 7ème étage, Elijah et Raphael apprenaient à manger une banana entière sans aide et à mettre les mains sur leur tête quand papa disait “cabeza” (il vient du Timor-Oriental, qui soit dit en passant, possède une histoire très intéressante… allez voir sur Wiki). De voir des jumeaux de 10 mois apprendre à devenir des êtres humains est aussi fascinant que n’importe quel musée!
Ancien dépotoir
Il y a 25 ans, des hippies visionnaires ont décidé de transformer un dépotoir local où aucun arbre ne poussait en un complexe urbain de permaculture. Ça peut sembler familier à plusieurs d’entre vous, comme une utopie à laquelle nous aurions tous rêvé. Mais ils ont réussi et c’est maintenant un endroit immense qui traite de problèmes de justice sociale aussi bien que d’environnement. Plusieurs choses étonnantes se produisent là chaque jour; c’est au-delà de mes rêves les plus fous. Nous avons découvert ce village écologiquement viable et inspirant le jour de leur Festival de la récolte, où nous avons écouté des chorales de musique du Monde dans les jardins gigantesques, éclairés par des lanternes féériques. Nous nous sommes joints à 148 autres partisans d’un futur plus heureux pour un célèbre festin, préparé par des immigrantes faisant partie d’un projet d’intégration, avec des légumes biologiques produits à la ferme. Wow! Et pour couronner le tout, nous avons d’abord rencontré Charlie, qui nous a montré sa maison dans les arbres, faite de roues de bicyclettes recyclées, puis ce furent Lizzie, Colleen et Rob. Nous avons sympathisé immédiatement : des gens brillants, curieux et intelligents formant une charmante famille. Nous nous sentions si bien avec eux, que nous habitons maintenant chez eux (jusqu’à ce que nous trouvions du travail et un logement, bien sûr)!
Un petit peu d’espoir
Le Tibet n’a peut-être rien à voir avec l’Australie, mais je voulais vraiment partager quelque chose avec vous. Comme j’essaie toujours d’apprendre et de faire plus pour la justice sociale, j’ai accouru au centre ville de Melbourne quand j’ai entendu parler d’une conférence sur les effets des changements climatiques sur les peuples nomades du Tibet. Je m’attendais à verser des larmes comme d’habitude, mais les discours ont conclu sur une note tellement positive que je voulais que le Monde soit au courant pour rester motivé à appuyer ce peuple brutalisé. Il y a un mouvement au Tibet, amorcé à cause de la tempête de protestations entourant les Jeux olympiques, dans lequel les Tibétains sont Tibétains une fois par semaine. Ils n’utilisent pas de mots chinois et ne mangent pas dans des restaurants chinois. Ils peuvent ainsi manifester leur volonté sans risquer d’être tués ou emprisonnés. Ce simple geste a ramené la langue tibétaine dans leur vie et maintenant, les gens peuvent avoir leur page Facebook dans leur langue, Il y a même des vidéos de hip-hop tibétain sur You Tube. Voilà un autre exemple qu’il ne faut pas sous-estimer les effets des petits gestes!
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